La Ville de Montréal, Centraide du Grand Montréal et la Fondation du Grand Montréal s’unissent afin d’appuyer la réalisation du projet Expérimentation et déploiement de cellules de crise en prévention des homicides en contexte conjugal à Montréal, une initiative portée par la Table de concertation en violence conjugale de Montréal.

Cette initiative, qui reçoit un appui financier total de 150 000 $, vise à mettre en place un projet pilote de cellules de crise et à faire une veille des meilleures pratiques canadiennes qui pourront inspirer le modèle local. En effet, chaque partenaire contribue au projet avec un soutien de 50 000 $. L’objectif est de renforcer la sécurité des personnes victimes de violence conjugale et de leurs enfants, en plus de prévenir les situations à haut risque de dangerosité ou d’homicides. La mise en place de cellules de crise en prévention des homicides en contexte conjugal se veut inclusive et prendra en compte les besoins de toutes les femmes, notamment les femmes les plus marginalisées, telles que les femmes migrantes, à statut précaire, en situation d’itinérance ou de pauvreté et les femmes en situation de handicap, racisées et autochtones.

« Dans les derniers mois, nous avons constaté une augmentation importante de féminicides et de violences conjugales et familiales. Le confinement est venu aggraver des difficultés déjà présentes chez les femmes victimes de violence conjugale, en les isolant davantage. Cette violence est inacceptable et nous devons unir nos forces pour l’enrayer. En soutenant la Table de concertation en violence conjugale de Montréal et ses membres, nous voulons agir concrètement pour prévenir les homicides en contexte conjugal, lutter contre les violences faites aux femmes et promouvoir des relations égalitaires entre les hommes et les femmes. Bien que le projet s’inspire de ce qui existe déjà dans d’autres villes canadiennes, il sera adapté à la réalité et à la diversité montréalaise et mettra en commun les forces vives du milieu. Je remercie Centraide du Grand Montréal et la Fondation du Grand Montréal d’avoir également répondu à notre appel. Ce soutien au déploiement de cellules de crise contribuera à améliorer la sécurité des femmes et de leurs enfants », a déclaré la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

« L’accroissement de l’isolement et les conséquences économiques de la pandémie, notamment la réduction du revenu, sont au nombre des facteurs qui tendent à augmenter le risque de violence conjugale. En raison de la vulnérabilité accrue de certaines femmes, Centraide du Grand Montréal a soutenu financièrement de nombreux organismes tout au long de la crise pour répondre à leurs besoins. En continuité avec les gestes posés au cours des derniers mois, Centraide appuie la Table de concertation en violence conjugale de Montréal, ainsi que le déploiement et l’expérimentation de cellules de crise. Dire non à la violence conjugale requiert la collaboration, la reconnaissance et la contribution de tous et toutes. En ce sens, il faut souligner le leadership de cette table de concertation », a souligné Claude Pinard, président et directeur général de Centraide du Grand Montréal.

« Les cellules de crise en prévention des homicides en contexte conjugal sont un outil supplémentaire dont Montréal se dote aujourd’hui pour combattre cet engrenage mortel dans lequel trop de femmes sont prises au piège. La Fondation du Grand Montréal est fière de se joindre à la Ville de Montréal et à Centraide du Grand Montréal pour soutenir la Table de concertation en violence conjugale de Montréal et ses organisations membres dans l’élaboration de ce projet porteur d’espoir. C’est par de telles collaborations en appui aux solutions identifiées par le milieu que nous pourrons éliminer le fléau de la violence conjugale envers les femmes », a ajouté Karel Mayrand, président-directeur général de la Fondation du Grand Montréal.

« C’est la mobilisation des membres de la Table, qui sont à la fois conscients de la complexité montréalaise et des défis à relever, et habités d’une volonté d’améliorer la sécurité des personnes victimes de violence conjugale, qui a permis à ce projet de se concrétiser. Celui-ci s’appuie sur des principes forts, qui permettront de mener à bien le déploiement de cellules de crise en prévention des homicides conjugaux et familiaux, soit la confiance, la cohésion, l’agilité, l’équité et l’inclusion. Nous sommes heureux et heureuses de pouvoir compter sur l’appui de la Ville de Montréal et des fondations pour ce faire », a indiqué Monica Dunn, coordonnatrice de la Table de concertation en violence conjugale de Montréal.

Le déploiement du projet est prévu en trois phases, soit une première phase pour identifier les conditions de déploiement, une deuxième où sera expérimentée l’implantation de cellules « pilotes » sur des territoires déterminés et enfin, une troisième phase visant à déployer des cellules de crise sur l’ensemble du territoire montréalais.

La Table de concertation en violence conjugale de Montréal réunit près de 60 membres, en provenance des divers secteurs, intervenant en matière de violence conjugale. Ayant déjà entamé une réflexion sur cette question avec ses membres et forte de la mobilisation importante des acteurs en violence conjugale, elle constitue un partenaire de choix pour mener à terme ce projet. La Table jouera un rôle essentiel pour soutenir le déploiement territorial des cellules de crise.