Déterminé à assurer la sécurité et la quiétude de ses citoyens et des familles devant la montée inquiétante des crimes liés aux armes de poing, le gouvernement du Québec adopte la Stratégie québécoise de lutte contre la violence liée aux armes à feu, l’opération Centaure. Plus de 90 M$ sont injectés afin d’ajouter une centaine de ressources visant sa mise en œuvre.

La vice-première ministre, ministre de la Sécurité publique et ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Mme Geneviève Guilbault, ainsi que la ministre déléguée aux Transports et ministre responsable de la Métropole et de la région de Montréal, Mme Chantal Rouleau, en ont fait l’annonce. Elles étaient accompagnées de la directrice générale par intérim de la Sûreté du Québec (SQ), Mme Johanne Beausoleil, du directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), M. Sylvain Caron, et du président de l’Association des directeurs de police du Québec, M. Pierre Brochet. Pour l’occasion, près d’une vingtaine de corps de police étaient également présents.

Cette stratégie vient consolider les actions mises en place au cours des derniers mois. Elle permet d’agir à court, à moyen et à long terme en vue d’endiguer la violence liée aux armes à feu sur le territoire québécois, principalement dans la grande région de Montréal. Quatre axes d’intervention sont visés, soit :

1.  Renforcer les corps de police par le déploiement d’équipes spécialisées 
     
Cette action permettra :

2.  Perturber l’approvisionnement illégal des armes à feu
     Plus précisément :

3.  Soutenir l’intervention et le développement des connaissances
     
Par :

4.  Prévenir la criminalité
     Par :

« Votre gouvernement est mobilisé comme jamais pour enrayer la violence liée aux armes à feu qui sévit sur notre territoire; nous sommes résolus à intervenir sur tous les fronts. Cette stratégie consolidera les efforts investis au cours de la dernière année afin d’apporter des résultats concrets et immédiats, en plus d’agir sur la source du problème et d’enrayer ce fléau. Je remercie tous les corps policiers du Québec et leurs collaborateurs qui se serrent les coudes dans le cadre de la Stratégie québécoise de lutte contre la violence liée aux armes à feu pour mener à bien cette bataille et assurer la sécurité de la population québécoise », a déclaré la ministre Guilbault.

« Montréal est une métropole accueillante et sécuritaire, et il fallait poser un geste fort et immédiat pour qu’elle le demeure. Les actes violents des derniers mois commandaient une opération majeure, et c’est ce que nous faisons. Nous ne pouvons accepter que la sécurité des citoyens, des familles, des enfants soit menacée dans nos rues. Lutter contre la violence par les armes est un défi de taille, mais les actions mises de l’avant par notre gouvernement témoignent de notre volonté ferme et de notre détermination à endiguer ce problème », a précisé la ministre Rouleau.

« La lutte contre l’usage illégal des armes à feu doit s’inscrire dans un continuum d’interventions et s’implanter dans une structure performante, éprouvée et déployée à l’échelle provinciale. Cela aura pour effet de diminuer l’offre d’armes illégales, ce qui aura une incidence directe sur la possession et, par le fait même, sur la problématique actuelle dans le grand Montréal », a souligné Mme Beausoleil.

« Le SPVM fait de la lutte contre la violence armée une priorité. Cet enjeu de criminalité va bien au-delà des frontières du territoire montréalais. Je tiens à remercier le ministère de la Sécurité publique pour la somme supplémentaire qui nous est accordée dans cette lutte affirmée et je salue, surtout, la stratégie nationale que le gouvernement met en place, démontrant une intention ferme de se mobiliser pour cette responsabilité partagée. Nous gagnerons cette lutte tous ensemble : organisations policières, partenaires communautaires et citoyens  », a indiqué M. Caron.

« Les directeurs des services de police du Québec saluent l’engagement du gouvernement pour contrer la prolifération des armes à feu dans nos municipalités, dans nos villes et sur l’ensemble du territoire québécois. C’est en nous unissant dans nos interventions et dans le partage de renseignement, en échangeant nos meilleures pratiques, en impliquant la communauté, en cessant la banalisation en ligne, en lien avec l’utilisation d’armes, et en reconnaissant la complémentarité des différents acteurs du milieu que nous parviendrons à avoir un effet sur la baisse des crimes de violences. Nous croyons profondément à ces actions concertées d’autant plus que la violence liée aux armes à feu fait partie des priorités que notre association a établies en début d’année », de conclure M. Brochet.

Faits saillants :